La Mort

La mort


On dit que la mort fait partie de la vie, oui, ça on le sait tous, on dit que dieu décide de nos âmes qu'il peut les reprendre quand lui seul le veut, on y croit tous, on croit au destin sans que personne ne connaisse sa vraie signification, on essaie de garder la foi mais quand on est submergé par le désespoir,  y a t-il toujours une main qui nous aide à refaire surface? Je n'y crois pas!

Dans la vie on rêve d'un futur meilleur, on espère un présent rapide, on songe à un passé qu'on n’a jamais su enterrer mais, la mort? On n'y pense jamais ou que très rarement, et ces personnes si précieuses à nos cœurs.. peut-on imaginer un jour qu'elles ne seront plus là? Impossible! On essaie de visualiser la scène d'adieu: près du lit de la mort à entendre ses derniers mots, dernières volontés, dernier sourire, on sert si fort sa main qu'on croit retenir son âme encore un peu, on la rassure en disant que le Paradis est un endroit tout près qu'on ne sera pas si loin que ça, que si elle nous cherche elle va nous trouver un jour, on n’a pas besoin de se dire adieu, juste un au revoir.

N’aie surtout pas peur, ne pleure pas, je serai toujours à tes cotés; oui mais toutes ces parole ne sont elles pas pour nous-mêmes ? en réalité ce n'est pas nous qui avons si peur de la séparation ou dirai-je de la déchirure? Le fait que tu t'envoles vers l'inconnu sans que je ne puisse rien faire? Toi qui aimait tant la vie, regarde comment elle t’a sauvagement trahi ! pourrais-je un jour lui refaire confiance ?

JAMAIS ! Et le déni, le choc qui vient après, seraient-ils supportables ? je ne pense pas! Pourrais-je un jour te pardonner de m'avoir laissé? Mais comment ? Toi qui m’a toujours tout appris? Pourrais-je le faire seule? Qui m'aidera à surmonter ma colère, mon marchandage et ma  dépression? Pourrais-je arriver un jour à l'acceptation? Pour dire que j'ai terminé mon deuil? Me lamenter sur ta tombe, te regarder toi qui es sous cette dalle dans l’ombre sans être sûr que tu m’entendes, es-tu encore là? Je ne le crois pas car tu es partout où je regarde, même si je ferme les yeux, tu es là, tu hantes toutes mes pensées, je crie toutes les secondes, mon cœur me fait si mal à chaque fois qu'il bat, es-tu vraiment mort? Je n'en suis pas si sure! Car tu vies en moi, tu es le ciel bleu lumineux et le noir profond, l’éclat de la neiges, le souffle du vent et  les couleurs du temps, mais pourrais-je te sentir? Si tu es les étoiles éternelles, pourquoi mes yeux n'arrivent-ils pas à te voir? J’espère que ce soit le soleil qui m'aveugle et pas l'ombre qui embrouille ma vue, qui perturbe ma clairvoyance.

Toi qui marche de l'autre coté du chemin, invisible et silencieux... Es-tu  heureux? Quand m’arrive de heurter la terre, de frôler la folie, la seul chose que je me dis  se résume en l’idée qu’il ne faut pas prendre la vie au sérieux, de toute façon personne ne s'en sortira vivant, qu'on n’oublie jamais, mais on vie avec cette vérité si douloureuse qui transperce nos âmes telle une lame, et ce rêve  effrayé qui n'osera jamais se réveiller nous obsède comme un cauchemar  insatiable qui ravage notre vie, pourrait-il y avoir quelque chose de pire? J’aimerais bien le croire.

Tant de fois j'ai prié que tu te métamorphoses en phénix afin que tu renaisses de tes cendres, tant de fois j'ai espéré que sous cette terre tu te transformes en graine pour que tu reviennes au printemps.. Mais à présent tu  t’es évaporé dans le ciel. Reviendrais-tu sous forme de Pluie? Si c'est vrai j'attendrais l'hiver! Je guetterai ton retour toute ma vie, crois-tu que la vie n'est qu'un passage obligatoire vers la mort? J’ai envie de le croire, mais si ce n'est que ça, pourquoi la mort est l'horreur absolue? La souffrance suprême? Ce n'est guère logique! même si on a des milliers de personnes dans notre vie, la perte d'une seule fait ressortir la plus redoutable des solitudes, la plus horrible des tristesses, des rivières de larmes, alors la vie n'a plus la même signification à nos yeux, quand on essaie de faire de son mieux, mais qu'on n'y arrive pas, quand on a ce qu’on veut, mais pas ce dont on a besoin, quand on se sent si fatigué, mais qu'on ne puisse pas dormir, la tête tout le temps à l'envers, on se rend compte que cette perte est  irremplaçable.

On suit cette lumière qui nous conduit directement au cimetière, si on vie on a la sensation de les trahir, si on survie on a la sensation de les décevoir, si on rit ou si on pleure on souhaite qu'ils puissent être là. alors notre vie est elle gâchée? Est-que tôt ou tard on arrive à se dire que dieu tout puissant ne fasse jamais rien pour rien, que les meilleurs partent les premiers, qu’on ne tardera pas à les rejoindre et la vie continue? Qui sait? Car on dit que la mort fait partie de la vie…

 

Leila KHELALFA

1ère Année / Groupe V / 2010-2011

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